Hanane LOUNICI - Doctorant.e.s

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Hanane LOUNICI

Doctorant en droit Thèse : L’accessibilité du langage juridique face à une menace indiscernable (terroriste, sanitaire, environnementale) – Dir. A. FallMots clés : Licéité. Techniques de renseignement. Numérique. Menace publique. Sanitaire.Terrorisme
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Biographie

Hanane Lounici prépare une thèse à l’École doctorale de droit depuis 2017 sur le thème: « L’accessibilité du langage juridique face à une menace indiscernable (terroriste, sanitaire, environnementale) ».

Résumé de la thèse

L’accessibilité est entendue ici comme la possibilité d’accéder à un sens non contradictoire, c’est-à-dire au moins cohérent sur une temporalité à moyen terme. Le langage juridique fait appel aux mots déployés de manière segmentée pour clarifier une situation, en principe, ledit langage doit être compréhensible / accessible par n’importe quel être humain, citoyen, profane ou non. La qualification du caractère indiscernable de la menace signifie que, procédant d’étiologie différentes, elle entraîne à des degrés divers les mêmes effets : une possible limitation voir privation de “droits” pourtant promis par ledit langage.

Nous souhaitons faire de la pluridisciplinarité par l’action en nous servant de la mathématique (1) et de ce qui est appelé l’art par l’image (2). Pour créer cette accessibilité, nous démontrerons systématiquement de manière binaire (conservant ainsi à la rigueur un acquis constant de la démonstration juridique depuis la première année).

1- La mathématique dans son acception oulipienne
Nous nous servirons de “variables” simples : La licéité notée Li se rapporte à une forme de rationalité/logique/causalité présumée du droit positif Par l’image on pourrait dire que Li (la norme) sert à tracer un angle présumé droit afin de servir de modèle pour l’action future. La finalité notée Fi se rapporte aux caractères propres au discours juridique (sa rhétorique argumentative doctrinale) associée à tout ce qui peut prouver une efficience, une opérationnalité, elle révèle donc un pragmatisme, fondant l’accessibilité (par exemple : toutes les études chiffrées/statistiques disponibles quand elles sont fiables). Par l’image, on pourrait dire que la variable Fi sert à s’assurer que ledit angle est droit, elle sert donc de référence pour juger la rationalité présumée du droit positif (=Li). Li et Fi doivent en théorie être obligatoirement en non-contradiction, pour exister et être accessibles à n’importe quelle substance vivante. Lesdites valeurs se déclinent elles-mêmes en d’autres variables simples découlant de la structure même du droit (Li et Fi interne (constitutionnel, légistique) ; externe (européenne ; internationale) ; comparative partielle (avec certains autres pays choisis). Les variables seront considérées par notre interprétation dudit langage comme absentes se traduisant par la valeur 0 (= langage contradictoire/incohérent) ou présentes par la valeur 1 (= langage cohérent). Le Tapis de Sierpinski permettra l’insertion desdites variables pour créer l’interopérabilité de la science juridique (à la manière d’un QR code). La fractale a l’avantage d’exister dans la nature, et donc de ne pas être une création artificielle (par exemple, elle existe dans le chou romanesco ; le poumon humain ; le rein de l’enfant, et est dans une certaine mesure décrite dans l’Univers).

2 – L’art (ce qui est appelé comme tel)

La figure allégorique de la Justice possède certains symboles que nous reprendrons à dessein : Le bouclier pour l’analyse de la légistique (Partie I, Titre 1) ; Le glaive pour l’analyse des mesures répressives étatiques (Partie I, Titre 2) La balance, pour l’analyse de la casuistique (Partie II, Titre 1 ) ; Le bandeau pour l’analyse des normes d’origine privée (Partie II, Titre 2 ) Les variables que nous aurons interprétées, pourront ainsi faire s’effacer cette figure (=si valeur 0) en proportion de notre interprétation. Il est donc possible que lesdits attributs (symbolisant la Justice donc) ne soient plus discernables.

Nous tenterons de créer ainsi l’accessibilité par l’image (en démontrant la potentielle inaccessibilité par l’effacement). Nous aurions pu prendre d’autres images, voire même imaginer de faire sonner notre figure fractale en musique (des valeurs absentes (0) en fausses notes peu agréables à entendre à l’oreille). Nous avons conscience que tout est une question d’interprétation quand il s’agit d’analyser un langage. Or notre tentative de démonstration assez mauvaise (contrairement par exemple à la logique déontique) permettra de rendre exploitable et interopérable une thèse en droit. Concrètement, on pourra voir exactement où le droit est “malade” (= 0) : faire un diagnostic qui permette de soigner son incohérence/sa contradiction. Ladite démonstration envisagée de manière systématique à un stade plus élaboré, créerait d’une part un nouveau champ épistémique pour la recherche en droit (1) ; d’autre part, rendrait le langage juridique accessible à n’importe quel être humain qui tenterait de réfléchir de manière neutre (qui serait par exemple indifférent aux notions très théoriques de démocratie ou de dictature) (2).
Nous nous inscrivons symboliquement dans le sillage des travaux (non encore entièrement révélés à ce jour) de G. W. Leibniz, et dans ceux de K. Gödel (théorème d’incomplétude des mathématiques).


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