Thomas JOURDA - Doctorant.e.s

Photo de Thomas JOURDA

Thomas JOURDA

Ecole doctorale UBM Thèse : « Géographie d’un système alimentaire au Cameroun : Le maraîchage entre les Hautes Terres de l’Ouest et la métropole de Douala »

Biographie

Formation

  • Licence en géographie à l’Université Bordeaux Montaigne
  • International Master of African Studies Double Degree (IMASDD) entre Bordeaux Montaigne et l’Université de Bayreuth (Allemagne). Son mémoire de fin d’études portait sur les représentations des agriculteurs biologiques dans le département de la Ménoua au Cameroun. »
  • Doctorant depuis décembre 2021, sous la direction de Bernard Calas et de Sylvain Racaud, sur le thème :
    « Géographie d’un système alimentaire au Cameroun : Le maraîchage entre les Hautes Terres de l’Ouest et la métropole de Douala ».

Résumé de la thèse

La capacité des sociétés africaines à assurer la sécurité alimentaire de la population est un enjeu ancré dans les politiques de développement et humanitaire depuis le début des décolonisations africaines. Les situations sont aujourd’hui disparates en fonction des contextes nationaux, mais le Cameroun apparaît comme étant un des pays d’Afrique Subsaharienne où l’insécurité alimentaire est la moins importante. Pour autant, les études portant sur l’alimentation ne sont pas uniquement centrées sur la capacité d’un État à assurer l’approvisionnement de sa population. Ainsi, la question de la qualité, en relation avec une demande pour une nourriture saine de plus en plus croissante, est un des nouveaux champs qui traverse les études sur l’alimentation.

Par la mobilisation du concept de système alimentaire, cette thèse à vocation à se pencher sur cette question de la qualité par une approche systémique. Il s’agit ici de prendre à revers les raisonnements existants, c’est-à-dire, en partant de la consommation comme pôle déterminant l’ensemble du profil du système plutôt que par la vision classique d’une approche par le concept de filière. Pour constater la mise en système du principe de qualité, je propose une démarche visant à observer les différences entre les modes de représentations des différents acteurs du système. Ainsi, il sera possible d’observer l’influence qu’elles ont sur les pratiques des agriculteurs, sur les stratégies d’approvisionnement des grossistes et commerçants, sur les choix des consommateurs, sans oublier les stratégies des politiques locales, régionales et nationales. Par conséquent, en travaillant sur les représentations comme éléments d’interactions et interrelations entre les pôles de la production, de l’approvisionnement, de la transformation et de la consommation, cette thèse s’inscrit dans la continuité des travaux sur les relations entre les villes et les campagnes africaines, notamment par le prisme des différences de stratégie entre les acteurs de ces pôles.