ESRC – De-marginalising frontier communities in West Africa: action research, local knowledge, and resilience against natural disasters and ecological stress

Financement

Ce projet est financé par le GTR-UKRI (Grande-Bretagne).

Présentation

L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions les plus pauvres du monde et est également sujette à différents stress environnementaux liés au changement climatique – tels que la désertification, les inondations, les glissements de terrain et les pluies imprévisibles. La majorité des habitants de la région dépendent d’activités économiques sensibles au climat et des ressources naturelles pour leur subsistance (PNUD 2011). Les communautés frontalières en Guinée, au Mali et au Sénégal sont particulièrement sujettes aux effets des chocs et des stress environnementaux à long et à court terme, qui peuvent avoir des répercussions négatives importantes sur leurs activités de subsistance. Cependant, mettre l’accent sur leur fragilité, leur précarité et leur vulnérabilité aux événements climatiques extrêmes sans reconnaître leurs stratégies importantes et de longue date de renforcement de la résilience face à des stress environnementaux récurrents manque l’occasion de réaliser leur potentiel pour conduire une adaptation transformatrice et ouvrir de nouvelles les voies du développement durable. Bien qu’il existe de nombreuses preuves montrant le rôle important des répertoires locaux de connaissances dans le renforcement des capacités de résilience avant et après les chocs et les stress liés au climat, ces riches répertoires ont souvent été dévalorisés ou ignorés dans la conception des programmes et projets de changement climatique et de développement durable.

L’objectif global de ce projet est donc d’aider à recentrer sur les acteurs locaux et les communautés elles-mêmes la réflexion et la pratique de la résilience dans la politique d’adaptation au changement climatique, et de renforcer les efforts visant à atteindre un développement durable plus équitable en Afrique de l’Ouest en dé-marginalisant les communautés frontalières au Sénégal (Casamance), au Mali (Kayes) et en Guinée (Haute-Guinée). Le projet se concentrera sur les stratégies de résilience de longue durée des populations particulièrement à risque (femmes et descendants de populations anciennement asservies). Il visera à faciliter leur implication et leur leadership dans la planification des actions de résilience et l’apprentissage organisationnel à base communautaire, et d’intégrer leurs expériences et connaissances à plusieurs échelles pour des gains de développement à long terme.

Le programme de recherche vise à collecter des savoirs locaux directement auprès des communautés frontalières en Guinée, au Mali et au Sénégal. En lien avec l’association malienne Donkosira, ce sont les villageois eux-mêmes qui enregistrent les données qu’ils souhaitent conserver à l’aide de téléphones portables fournis par l’association. Lors d’ateliers de travail, les images, vidéos, sons sont traités collectivement pour aboutir à des billets de blogs en plusieurs langues (français, malinké, soninké…).

Le projet dure trois ans, au cours desquels les représentants des communautés villageoises enregistrent et collectent des témoignages autour de la résilience climatique, du répertoire oral ou chanté des représentations de l’eau, des montagnes et des forêts, ou encore de modes de gestion du changement climatique au quotidien.

Par ailleurs, une étude socio-économique des dix villages participants au projet sera réalisée.

Des séminaires seront programmés pendant toute le durée du programme de recherche.

Traitement des données

Les données collectées seront mises en ligne par les représentants des communautés villageoises sur le site de l’association Donkosira. Les vidéos seront reliées au fil Youtube de l’association. La qualité des données collectée sera contrôlée par les chefs de projets et par l’association Donkosira lors des ateliers collectifs.
Les données collectées et mises en ligne mentionneront les circonstances de collecte, le lieu, la date. Elles seront également conservées sur un serveur crypté de la SOAS. Les représentants des communautés villageoises garderont le copyright des posts de blogs, photo, vidéo, son qu’ils auront généré durant le projet.
Ces posts de blogs sont susceptibles d’être cités dans des articles à comité de lecture. Dans ce cas, ils feront l’objet d’une citation conforme aux protocoles habituels de citation du web.

Base juridique

La collecte des données et leur usage dans le cadre du projet ESRC répond aux règles RGPD (Règlements général de protection des données personnelles). Les représentants des communautés villageoises partenaires du projet y contribuent librement et sont informés de leurs droits au sujet des données qui les concernent.

Droits des enquêtés

La participation au projet est libre et consentie. Un dédommagement est prévu pour les représentants des communautés villageoises qui investissent du temps dans la collecte des données. Le défraiement des trajets pour se rendre aux ateliers en Guinée, au Mali et au Sénégal est également prévu dans le budget du projet. Les participants sont libres d’arrêter leur participation pour quelque raison que ce soit.
Le consentement de chaque participant est formellement demandé avant le commencement des enquêtes.

Les personnes référentes pour la protection des données au sein du projet sont les suivantes :
– Étude socio-économique : Marie Rodet (mr28@soas.ac.uk)
– Partage des données sur le blog : Association Donkosira (Moussa Kalapo, donkosira@gmail.com)

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