POSEIDONIS – La positivisation du droit et des normes en contexte islamique

Le projet POSEIDONIS – La positivisation du droit et des normes en contexte islamique, a reçu une aide de la région Nouvelle-Aquitaine. Il a débuté le 1er septembre 2020 et prendra fin le 31 août 2023.

Il a pour ambition de décrire et analyser la question de la saisie de l’islam par le droit positif. Par positivisation, on entend l’élaboration intentionnelle et délibérée de normes systémiquement articulées les unes aux autres, adossées à un pouvoir souverain prenant la figure de l’Etat, constitutives du « devoir-être » social et auto-référencées. Ce n’est pas la sécularisation qui est caractéristique de la modernité mais la positivisation, qui touche aussi bien le droit que la religion, et donc les relations entre droit et religion. Cela implique que la religion n’est pas nécessairement exclue du droit, mais que sa nature, son statut et sa place connaissent un déplacement radical, à la mesure des mutations du droit lui-même.

Dix pays sont sélectionnés (Sénégal, Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Liban, Indonésie, France, Allemagne et Grèce) et, pour chacun d’entre eux, la positivisation juridique de l’islam est étudiée, dans le domaine particulier du droit de la famille et des mœurs, dans sa profondeur historique, en fonction de son contexte politique, à travers ses pratiques législatives et judiciaires.

Retombées sociétales

L’étude du droit dans ses dimensions historiques et pratiques est fondamentale dans la connaissance des sociétés modernes. Il en va de même de toutes les recherches portant sur la place de l’islam dans la vie des sociétés et des institutions, que ce soit dans les sociétés à majorité musulmane ou ailleurs, et particulièrement en Europe et en France. En outre, la population de confession musulmane est importante en Région Aquitaine (4% de la population en Gironde). Composée principalement de Français et d’étrangers d’origine sénégalaise, marocaine et algérienne, cette population entretient des rapports complexes aux normes religieuses qu’il convient d’étudier de manière approfondie. La relation de la justice française à ces normes mérite aussi une attention particulière, non pas seulement dans ses positions de principe, mais aussi dans la dimension plus concrète de ses pratiques. De la même façon, l’enquête sur les conceptions du juridique, du religieux et de la régulation juridique du religieux, dans les pays d’origine comme dans le contexte français, contribuerait substantiellement à l’élaboration des politiques publiques, notamment dans les phases d’évaluation des enjeux et d’identification des coalitions de cause.

Partenaires du projet

Partenaires académiques non bénéficiaires d’une aide régionale

  • Centre Aquitain d’Histoire du Droit (CAHD)
  • Master de Droit des Echanges Euro-Méditerranéens (MDEEM)

Partenaires socio-économiques et institutionnels

  • Institut de découverte et d’étude des mondes musulmans, Mosquée El-Houda
  • Laboratoire Les Afriques dans le Monde
  • CNRS

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