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Cyrielle MAINGRAUD-MARTINAUD

Docteure en science politique Directrice adjointe de l’IFRA NigeriaSociologie du religieux, Modes de régulation des identités collectives, Ethnographie politique et électorale, Régimes politiques

Biographie

Recherche

  • Thématiques de recherche : sociologie du religieux ; modes de régulation des identités collectives ; ethnographie politique et électorale ; sociologie des régimes politiques
  •   Projet de recherche en cours (2019-) : perspectives africaines sur le dialogue inter-religieux (Nigeria / Tanzanie)

À partir d’une enquête qualitative, menée au niveau national et autour d’études de cas localisées, je propose d’analyser le champ contemporain du dialogue inter-religieux institutionnel, dans une perspective comparée entre le Nigeria et la Tanzanie. Il s’agira d’en resituer les acteurs, leurs relations et réseaux, ainsi que les organisations et les arènes où se jouent les multiples investissements stratégiques autour de cette thématique, émergente depuis une quinzaine d’années au niveau global. L’objectif est de mieux comprendre les dynamiques des champ religieux de ces deux pays, ainsi que les relations entre acteurs religieux et responsables politiques, dans une perspective à la fois locale, nationale et transnationale.

Thèse de doctorat en science politique (2013/2018)

« Dynamiques autoritaires en Tanzanie : le régime au prisme des processus de régulation du pluralisme politique et culturel » rattachée au laboratoire Les Afriques dans le Monde (UMR CNRS 5115) de Sciences Po Bordeaux et à l’Ecole Doctorale SP2.

Pour comprendre le fonctionnement du régime politique tanzanien, il faut se détacher de sa double image d’Epinal : celle d’une démocratie électorale, en dépit du maintien au pouvoir du Chama Cha Mapinduzi (CCM) ; celle d’une société pacifique qui aurait échappé, grâce à un processus d’intégration nationale inspiré par le père de la nation Julius Nyerere, aux drames qu’ont connu ses voisins. À partir d’une analyse au concret des modes de régulation du pluralisme, resitués dans leur profondeur historique depuis le milieu des années 1950, ma thèse s’attache à comprendre les reconfigurations contemporaines de ce régime depuis le retour au multipartisme en 1992. En retravaillant la notion de « pluralisme limité » élaborée Juan Linz et en croisant les interrogations sur le pluralisme politique et culturel, notamment la question religieuse, il s’agit de mettre au jour les dynamiques autoritaires du régime tanzanien, dans une dialectique entre continuités et changements. À partir d’une enquête qualitative de type ethnographique et d’entretiens semi-directifs menés dans quatre circonscriptions en Tanzanie continentale, ce travail porte sur les modes de légitimation du régime, des processus de mobilisation et de cooptation des élites intermédiaires et des rapports entre gouvernés et gouvernants. À travers l’analyse des relations d’autorité qui travaillent le champ politique tanzanien contemporain et des processus par lesquels le régime tanzanien s’équilibre, il s’agit de comprendre les reconfigurations qui rendent possible, pour l’instant, sa pérennité.

Enseignements 

  • Septembre 2017 – juin 2019 : « Science politique des pays du Sud » (conférence de méthode de 4ère année), Sciences Po Bordeaux
  • Septembre 2017 – juin 2019 : « Etudes politiques » (conférence de méthode de 1ère année), Sciences Po Bordeaux
  • Octobre 2014 – février 2015 : « African Political Thought » (cours de 2ème année de science politique), Université de Dar es Salaam
  • Février – juin 2015 : « Gender & Politics » (cours de 3ème année de science politique), Université de Dar es Salaam

Animation de la recherche

  • Novembre 2017 – juin 2019 : Responsable de l’axe 1 « États, institutions et citoyenneté » du laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM). Organisation de séminaires et d’ateliers ; animation du groupe « partis dominants africains » (cycle de six rencontres entre mars et mai 2018) et « autoritarisme au concret » (cycle de six rencontres entre novembre 2018 et mai 2019)
  • Novembre 2017 – septembre 2019 : Administratrice du Collectif Marcel Mauss – association des jeunes chercheur.e.s en sciences sociales de Bordeaux. Gestion administrative et financière de l’association ; organisation de deux journées d’accueil pour les doctorants en début de thèse de Sciences Po Bordeaux
  • 20/21 novembre 2018 : Organisation du colloque « Denis-Constant Martin : l’in-discipliné », Sciences Po Bordeaux (LAM / CERI)
  • Juillet 2018 : Organisation d’un panel avec Just Bergès Mietté (LAM) aux Rencontres des Etudes Africaines de France (REAF) sur « Les raisons d’une ‘dominance’ : comprendre le fonctionnement au concret des partis dominants africains », Marseille
  • Juillet 2017 : Organisation d’un panel avec Anne-Laure Mahé (Université de Montréal) à la European Conference on African Studies (ECAS) sur « The politics and policies of mobilization in authoritarian regimes », Bâle
  • Décembre 2015 : organisation de la demi-journée d’étude des doctorant.e.s de LAM « retour de terrain et traitement des données », Bordeaux.
  • Janvier 2014 : Membre du comité d’organisation des deuxièmes rencontres des Jeunes Chercheur.e.s en Etudes Africaines (JCEA), Paris

Parcours professionnel

  • Mai 2012 : membre de la mission d’observation électorale de l’Union Européenne au Lesotho
  • Octobre 2011 – octobre 2013 : chargée de mission au sein du Service de Coopération de l’Ambassade de France en Afrique du Sud. Responsable des projets en relation avec les principaux think tanks sud africains et du suivi des organisations de l’Union Africaine (Parlement Pan Africain, Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs, NEPAD). Spécialisée les questions de gouvernance démocratique et de droits de l’homme.
  • Juin – septembre 2011 : chargée de mission Cap Coopération (Centre régional de ressources pour la coopération internationale en Aquitaine). Capitalisation d’outils méthodologiques et élaboration d’outils pédagogiques pour des porteurs de projets de solidarité internationale sur un programme en partenariat avec la Fondation de France.

Formation

  • 2012 : Formation intensive de cinq jours « African Human Rights System » au Centre for Human Rights, Université de Pretoria (Afrique du Sud)
  • 2009 – 2011 : Master 2 « Politique et Développement dans les Pays du Sud », Sciences Po Bordeaux mention bien
  • 2006 – 2011 : Diplôme de Sciences Po Bordeaux mention « Politique, Société et Communication », mention assez bien, dont 2007-2008 : mobilité à l’Université de Galatasaray (Istanbul, Turquie)

Travaux universitaires

  • Mémoire de Master 2 : « Les politiques de la  »diversité » en France : une reformulation ou une inflexion du  »mode`le républicain » » ? sous la direction de Céline Thiriot (LAM, Sciences Po Bordeaux).
  • Mémoire de troisième année : « Les AMAP : une consommation militante ? » sous la direction de Jean-Patrice Lacam (Sciences Po Bordeaux) (lien : http://proxy.sciencespobordeaux.fr:2553/Travauxuniversitaires/Memoires/3A2009/Maingraud_Cyrielle.pdf)
  • Mémoire de deuxième année : « Agos, un journal minoritaire ? » (sur le journal turco-arménien Agos) sous la direction de Laurent Mallet (IFEA, Université de Galatasaray) (lien : http://ovipot.hypotheses.org/8639).

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