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Louise BARRE

Docteure en histoire Famille, droit, identités, politiques coloniales – Côte d’Ivoire

Biographie

Thèmes de recherche

  • Histoire coloniale et histoire de l’Afrique contemporaine
  • Histoire du couple, histoire de la famille, histoire de la maternité
  • Politiques de redistribution, État social.

Titres universitaires et expériences professionnelles

  • 2019 – 2022 : Professeure du secondaire au lycée Jean Moulin (Torcy, 77)
  • Mai 2021 Audition au poste de Maître de conférence en histoire contemporaine de l’Afrique, Université de Paris. Classée 2e.
  • 2020 Qualification en 22ème section du CNU « Histoire et civilisations : histoire des mondes modernes, histoire du monde contemporain, de l’art, de la musique »
  • 2015 – 2017 : Monitrice d’enseignement à l’Université Bordeaux-Montaigne
  • 2015 – 2019 : Thèse de doctorat  « Le projet conjugal en Côte d’Ivoire (années 1950-1960) » préparée à l’Université Bordeaux-Montaigne, sous la direction de Laurent Fourchard, soutenue le 24 juin 2019 à l’Université Bordeaux-Montaigne.
  • Membres du Jury : Anne Hugon (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Abou Bamba (Gettysburg University), Frederick Cooper (Université de New York), Laurent Fourchard (Sciences Po Paris), Amandine Lauro (Université Libre de Bruxelles).
  • 2013 – 2015   Dual Masters Degree in International and Global History/Double diplôme en Histoire international et Histoire globale. Université de Columbia (New York) et London School of Economics (Londres).
  • 2010 – 2015  Scolarité à l’ENS de Lyon Master « Lettres, Arts, Sciences Humaines et Sociales »

Responsabilités scientifiques

  • Depuis 2021 Membre du comité de rédaction de la revue 20&21, édité par les presses de Sciences Po Paris.
  • Depuis 2019 Membre du comité de rédaction de la Revue d’Histoire contemporaine de l’Afrique hébergée par l’UNIGE, Université de Genève : relectures de recensions, participation à l’élaboration de dossiers critiques.

Programmes de recherche

2016-2019 Membres de l’ANR « La vie sociale des Papiers d’identité en Afrique », CERI Sciences Po Paris, menée par Séverine Awenengo Dalberto (IMAF – Paris 1) et Richard Banégas (Sciences Po Paris).

Participation à des projets de recherche

  • 2016-2018 Membre de l’ANR « Papiers en Afrique », CERI Sciences Po Paris. https://piaf.hypotheses.org
  • 2016-2018 Participation à l’Université d’Hiver organisée par la Chaire d’Etudes africaines de l’université de Rabat (EGE) en partenariat avec Politique Afrique.

Enseignement

  • 2015-2016 : Monitorat 70h à l’université Bordeaux-Montaigne : TD d’Histoire contemporaine sur « L’Europe de 1815 à 1914 (Italie, Allemagne, Autriche-Hongrie) ».
  • 2016-2017 : Monitorat 60h à l’université Bordeaux-Montaigne, TD d’Histoire contemporaine sur « L’Europe de 1848 à 1914 (France, Allemagne, Royaume-Uni) ».
  • Septembre 2017: Approche historique « Genre et colonisation », « Genre et sexualité », dans le cadre du Master Genre, Université Bordeaux-Montaigne.

Séjours de recherche

  • Côte d’Ivoire : avril-juin 2016, 3 mois (Abidjan, Dimbokro).
    Août 2015, 1 mois (Abidjan, Korhogo, Gagnoa, Daloa).
    Juillet-août 2014, 2 mois (Abidjan, Bouaké).
  • Aix-en-Provence : Archives nationales d’Outre-Mer, février 2016, 3 semaines.
  • Dakar : Archives nationales du Sénégal, mai 2017, un mois.

Publications

  • A paraître, « La famille en dispute. Conjugalité et citoyenneté à l’ère de l’indépendance ivoirienne, 1949-1968 », Éditions des ENS de Lyon, manuscrit accepté en janvier 2022, en cours d’évaluation.
  • « Disputing parenthood at the civil registry in Côte d’Ivoire in the 1960s », Identification and citizenship in Africa, Biometrics, the Documentary State and Bureaucratic Writings of the Self, Séverine Awenengo Dalberto et Richard Banégas, Routledge, Londres, 2021.
  • « Mettre son nom » : revendications familiales au sein de procédures d’identification (Côte d’Ivoire 1950-1970) », Genèses, vol. 112, no. 3, 2018, pp. 12-36.
  • « Des femmes « évoluées » pour une nouvelle Nation (Côte d’Ivoire, 1964) », Cahiers d’études africaines, vol. 230, no. 2, 2018, pp. 373-398.
  • « Compter pour planifier : dénombrement de la population et « capitalisme d’État » en Côte d’Ivoire (1954-1967) », Politique africaine, vol. 145, no. 1, 2017, pp. 109-128.
  • Comptes rendus de lecture pour 20&21, Revue d’Histoire contemporaine de l’Afrique, Cahiers d’études africaines.
  • « Réformer les familles ivoiriennes 1950-1970 »
  • Cette étude historique vise à retracer les tentatives coloniales de transformation familiale en Côte d’Ivoire à partir du début des années 1950. En couplant les archives coloniales et post-coloniales (ANOM et CADN) et les fonds locaux ivoiriens (Archives nationales, archives de cercles), j’ai rassemblé un matériau très dense portant surtout sur les régions d’Abidjan, de Dimbokro, de Gagnoa et de Korhogo.
  • La question de l’intervention dans l’espace domestique touche d’abord à la création des identités juridiques et administratives qui se mettent en place avec l’état-civil après 1951. Ensuite, la réforme concerne aussi bien les définitions légales de la famille pour l’accès aux droits sociaux (allocation familiale, recours juridiques), que les incitations politiques telles l’abandon du matriarcat prôné par le PDCI après 1958. Mais cette recherche ne se cantonne pas seulement au projet étatique : en intégrant de nombreux témoignages, des sources juridiques, ou encore des dossiers d’allocataires familiaux, il est possible de rendre compte de la réception, de l’instrumentalisation et des stratégies individuelles de recours à l’Etat.

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